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Dina Vega

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DINA le blog

Je me lève de bonheur






 

Alice, courant dans un pré fleuri, nue comme une naïade, main dans la main avec Norbert, beau comme un Dieu. Sourires éthérés.
Nora Jones en fond sonore. Et puis quoi encore.

Le bonheur est-il si simplement abordable ?

Qu’est-ce au fond ? Nous avons chacun notre propre définition. Et c’est bien là le problème et la solution. Ce pourrait être la source de nos désaccords.

Pour ma part, il se situerait entre le sentiment amoureux et chanter dans ma caisse un vieux morceau des Ramones… En passant par les tablées familiales, où je prends conscience de la préciosité de chacun d’entre eux, lorsque le soleil et le vin de table tapent très fort.
Une conversation existentielle dans les rues de Paris, les gestes accompagnant maladroitement les mots. Une pizza devant un bon film, ou peut être un mauvais film devant une pizza. Ce garçon dans le métro qui ne me quitte pas des yeux. Un appel incompréhensible à 4h du matin. Un « merci pour ce que vous avez fait pour moi ». Une gamelle qui fait rire les copines…

Petite, 8 ans je crois, j’ai interrogé ma mère à ce sujet : « dis maman, c’est quoi le bonheur ? ». J’aimais ce mot sans en connaître le sens. Sa couleur, ses sonorités rondes et chaleureuses. Elle me répondit : « c’est quelque chose qui se gagne, comme ces billes que tu t’acharnes à gagner à la récrée. Tu comprends ? ». « Maman, c’est quoi assarner ? ». « C’est se battre mon ange et c’est pour ça que c’est beau ».

Alors le bonheur ne tomberait pas des cocotiers ? Il ne s’inventerait pas tout seul ? Il ne se choisirait pas sur catalogue ?
« Bonjour, je voudrais un bonheur excitant mais rassurant, qui dure mais sans routine, et surtout sans difficulté… Je veux un bonheur sur mesure, sans défaut. Je vous le ramène si jamais... C’est possible un échange ? ». Allons bon.

On court après, invariablement. Quitte à se contenter de leurres. Ne faut-il pas être malheureux parfois pour se sentir viscéralement heureux… parfois ? Ennuyeux serait le bonheur acquis, sans failles, sans relief. Un vague zéphyr qui filtrerait dans l’embrasure de nos esprits. Un jouet de celluloïd flottant sur l’eau. Une mascarade rose bonbon.

Et si le bonheur se méritait ? Si il dépendait de notre libre arbitre, de nos combats ? Voilà qui serait bien aisé et occidental… 
Non, c’est autre chose. En tous les cas, cela nous dépasse. Mais lorsqu’il devient perceptible, ou que nous parvenons à le rendre perceptible, il faut le saisir, indubitablement.

Contentons nous des instants les plus insipides et vivons à 200% les puissants, avant leur fuite. Sans jamais perdre de vue que pour être heureux, il faut y mettre du sien. Et faire en sorte de le distinguer, au milieu de tout ce fatras universel.

Pas de recette, pas de clé (si ce n’est de la chercher), juste le vouloir à en crever.

 Le bonheur, c’est peut être "Just bein'plain old me" de Nancy sinatra.





MEC UP






J’ai l’émo’ au bord des lèvres.

C’est la fin des haribots !

Le rimmel qui, cool, s’emmêle, Et du bluff sur mon pinceau.

J’ai même arrondi les ongles,

Te laissant te croire vernis,

Déguisé mes rires en blonde, Pour que ton égo sourit.

J’ai dessiné mes eyes liars.

Poudre de Perlimpinpin.

Puis j’ai peint ma bouche en coeur, Pour nos baisers « Arlequin ».

J’ai parfumé mes poignets,

Lempicka à la réglisse,

Pour mieux pouvoir te rouler, Partir avant les prémices.

 

Mais si tu aimes qu’il n’y ait pas que mon gloss qui brille,

Et que tu dépasses l’artifice, Je te fais la moue. Sans fard.

À faire fondre ton petit coeur d’ élu.

 

Tu reprends une petite douceur ?



A nos âges incandescents




Rosette a survécu à Auschwitz et s’est consacrée aux autres le restant de sa vie. Aujourd’hui, ce sont les autres qui l’entourent et elle clame que c'est justifié !

Françoise était belle, très belle et passait son temps à entretenir son aspect extérieur. En vieillissant, elle réalise qu’elle n’a rien à raconter.

Charles a toujours aimé les femmes, toutes les femmes. Il rêve encore de ses conquêtes passées et de celles à venir.

Jean regrette de ne jamais avoir dit je t’aime à cette fille  qui l’inspirait, et déplore un mariage raté et sans saveur, avec une autre.

Hélène a dansé dans les plus grands ballets et danse encore. A présent, barre au sol et pas de deux avec son chat, avec la grâce et le sourire d’une jeune fille.

François, mafieux corse des années 60’s, n’est jamais allé en prison. Son histoire me fascine. Ses choix ont toujours été guidés par sa quête de liberté. Et son grand âge n’y change rien.

Alice a vécu 55 ans avec un homme égoïste et peu aimant. Il lui a trouvé une « jolie » petite maison de retraite pour pouvoir continuer à profiter de la vie. Sans elle.

Christiane regarde les pigeons copuler allègrement et me dit, dans un rire, qu’elle n’a pas assez profité de la vie.

Marie rêvait d’être comédienne, mais n’avait pas le talent escompté. Elle fut ouvreuse à la comédie française et vit les plus belles pièces, fut l’amie de grands artistes et passe ses journées à raconter des anecdotes incroyables à ses petits enfants.

Madeleine attend la mort depuis longtemps, n’ayant jamais trouvé le réel sens de sa vie.

Gaetana n’aimait pas les gens de couleurs. Et puis l’âge faisant, quelqu’un dut venir s’occuper d’elle à son domicile. Une nigérienne. Elles sont maintenant d'inséparables amies .

Claude et Jeannine se sont aimés toute leur vie. Claude conduit aujourd’hui le fauteuil roulant et les espoirs de Jeannine.

 

Je suis eux. Ils sont moi. Ils sont mon histoire, la notre. Ile me rappellent tout ce que je dois être ou ne pas être, ce dont je dois me souvenir, ceux que je dois aimer si je le veux, au détriment des risques.
Les mots que je dois dire si je les pense.
Les « merci », les « pardon », les « adieu », les « aides moi ».
Les étapes. Les instants à créer. Les quêtes.
Ne pas avoir peur. Et surtout, surtout, optimiser chaque seconde de vie.

Car le temps souffre des regrets. Il raccourcit les sourires, ternit les regards et coupe la parole. Il emporte nos traces en un souffle.

« Vis ma petite, Cours tant que tes jambes et ta tête te le permettent et ne t’arrêtes que si ton cœur lâche ».

A mes grands-parents


Motel et bas de soie

 

 

Je TAI TROUVE EN BOITE. TOUT ETRIQUE.

SOMBRE ET DOUX. ELEGANT.

La lecture achevee, JE TAI EMMENE DANS CETTE CHAMBRE POUR TESSAYER.  

ENVELLOPANT DABORD MES TALONS PUIS MES CHEVILLES.

REMONTANT EN HAUT DE MES CUISSES,

TU TAGRIPPES ET TARRETES EN CHEMIN.

EMBRASSANT MES COURBES EMBELLIES.

JE TE PARCOURE DE BAS EN HAUT, VERIFIANT TA RESISTANCE.

SOUS TOUTES LES COUTURES.

PUIS JE TE RETIRE DELICATEMENT POUR PAS QUE TU NE FILES.

TU ES TAILLE POUR MOI, FAIT DANS LA DENTELLE.

JE TE PORTERAIS cette nuit jusquau jour galant.

Et bien plus en corps.

Seconde peau.

 


Dedans

 

 

 

J’ai fait la guerre hier.

Pas de tout repos.

Combattu désarmée,

Encaissé les coups tôt.

J’ai traversé des aires de rien et de trop plein.

 

Croisé le fer des « cons » dira t-on.

Escadrons de brasseurs de vent.

Eole comme commandant.

Le temps est le mien.

 

Pierre par pierre, j’ai construit ma maison.

Pas sans m'en souiller les mains.

 

J’ai déposé l’armure,

 

Enfin libérée.

 

C'est en perdant que j'ai gagné.

 

J’ai fait la paix aux murs.

 

 

Nue. Là. Tout prés.

 

Sous toit.

 

Bien dedans et dehors.

 

Sur ma route.

 

Irreversible

 

 

Posée sur mon epaule, la buse affutée.

 Ses serres enfouies a travers chair.

Points dancrage, par mille et par sang,

Tracant les ombres noires de jet.

Sens a sillons.

Des finitions de maux cicatrisés.

De piques en aiguilles,

la douleur se fait plus douce

et laisse sur lepiderme enflammé,

Quelques pétales.

Irréversibles couleurs.

Indélébiles histoires. Lephemere entravé.

Seul un peut voir la suite.

Moi en deux mots.

Tas tout résumé…  

 

Eden

 

 

C’est à l’orée de cette forêt cousue d’arbres, que je dépose mes peurs.

Mon sanctuaire aux fils d’écorce, aux odeurs humides.

En paix, pieds nus dans la terre, étreignant le vrai, mon cœur implose.

Je suis chez moi.

 

Née ici, en son ventre. Prés du chêne, que les rayons transpercent.

Au milieu de mes aînés.

Sauvage.

Je ne m’y perds jamais. Chemins enracinés.

J’y suis libre.

 

Rus vifs entre mes doigts. Caresses glacées et sensuelles, j’oublie les heures.

Antères rousses poussées par ton souffle, ma nuque frissonne. 

Je m’étire et m’étends.

 

La brume annonce le soir inquiétant.

Puissante et majestueuse forêt. Je reste là.

 

 

(Il y a plus dans la forêt que dans les livres... Je les ai lâché le temps d'une excursion introspective. Essayez)

 

Can't you sea?

 

 

Grand dadais des dunes

Sauveteur moustachu

Tu secoures sous la lune.

Subreptices bévues.

 

Les naïades effrontées

T’attendaient, alanguies,

Là où les yeux bandaient

Par ces deux mains meurtries.

 

Parti sur ton drakkar,

Proue aux allures de fuite,

Tu larguas les amarres,

Destination Exit.

 

Emportés l’innocence,

Les chansons, les gadins.

De retour de l’absence,

Tu pleures ton larcin.

 

« Pardonne moi enfant, mais je ne peux être quelqu’un…

Je ne suis rien ni personne, je ne suis qu’un vaut rien »

 

Puis il s’en est allé,

En laissant derrière lui,

Des pansements, des clés,

Des bouées de survie…

 

Pardonné...

 

Cet éclair-ci

 

 

Gorge déployée, la voix de mon cou rage!

L'écrit des raisons de la colère.

L'arme à l'oeil, je dégaine des "Terminé"!

Puis quand, latent, pète ce calme,

Que la foudre atteint le sol,

L'arrosée vient déposer aux pieds de l'arroseur

Des perles de quiétude.

Cet éclair-ci vient aprés l' "Ô rage"!

Aprés la pluie, le bon temps...

Vol éhonté! Sauts! Rires!

Courrir aprés le soleil éphémère

De mon nu âge, toute la vie devant moi!

"J'ai râté... Mon diplôme..."

Je m'en bat et me bat

Peu import

C'est Made in Dina, ma foi... 

 

Que l'échec nous serve à apprécier un peu plus ce que nous avons déjà et ce qu'il nous reste à conquérir...

Merci pour tous vos encouragements

 

C'est l'heure...

 

 

J'ai mal à la France... Pas de poésie pour exprimer ça.
 
Liberté, égalité, fraternité/ Asservissement, fracture sociale, individualisme
 
Ce pays n'est plus ce qu'il était, ce pays s'est divisé.
 
Ceux qui croient que le bonheur s'arrête aux clôtures de leur maison,
à leur confort personnel, aux réductions d'impôts, à l'austère autorité et à l'option "marche ou crève".
 
Les inconscients.
 
Et tous ceux qui pensent aux autres, à ceux qui n'ont pas eu de chance,
aux populations fragiles, à la solidarité, à la pédagogie et à la différence.
 
Les conscients.
 
Bleu, blanc, rouge ne sont plus les couleurs de mon drapeau.
 
Mon sang n'est pas noble. Ma peau est blanche mais mon coeur est polychrome.
 
Je saigne ma colère, vive et éclatante.
 
Elle fera place à une solide détermination.
 
Le renoncement enterré,
La lutte sera humaniste et pacifiste.
 
Je continuerais à croire en un monde meilleur,
Où les nains travaillent à la mine et chantonnent en rentrant du boulot...
 
Mes valeurs en étendard, celles des droits de l'homme.
 
C'est ça mon pays.
 
 
ET J'EMMERDE SARKOZY
 
 
Le prochain billet sera pour ZI :)
 
 

RIME AND BEURRE

 

 

Des jeux niais entre nous, en veux-tu en voilà.

Des tartes in' à ton cou,

Biscottos à mon bras.

Quand chui nue, t'es là, tout affamé.

 les meufs in'se dégonflent.

T'es sous le choc? Oh là!

Gare au lai chaud.

T'oses te griller? Avec moi?

Tu peux, je ne mords pas.

Alors dans ce cas, fais torréfier nos émois,

Un peu plus à chaque fois.

STOP... C'est déjà la faim...

...

...

...

...

Qui revient...

 

 

Ma promise

                                                                                                                                                                         

 

Je vous demande l'asile. Non je ne suis pas fou.                                   

Taisez-vous. J'écoute ma liberté.

J'arrive le coeur vêtu de sang. Papiers d'identité manquants.

Un bateau m'a amené                                                                             

Port de rêve obligatoire.

J'ai échoué mes espoirs sur le quai. Je viens d'un pays où il n'est guère possible d'échapper au combat.

L'âme aiguisée par les violences.  J'ai même peur de vous regarder. Ce que j'ai vu n'est pas humain. Desseins souillés à l'encre rouge.

Les corps aux pieds des arbres                                                                                        

Marche funeste et sans fin.

Sol d'omis qui chantent, même lorsque la guerre fait rage aux ventres des villages. Les répercussions de nos différences éthniques et de nos dieux résonnent. L'écoruption, entretenue par votre bienveillance, foisonne.

Je fus autrefois esclave à mes dépends.                                                            

Et là, m'achètes tu?

Prend moi pays. Je serais bon ouvrier. Je nettoierais tes latrines, battirais tes maisons. Le béton remplacera la glaise, le détergent l'eau des rivières.

Donne moi cette chance d'être libre, protège moi des guerriers ivres.                       

Juste un bout de papier.

Ouvrez les yeux. Je regarde ma dignité.

Terre promise des droits de l'homme. Ce pays, c'est ma chance. Ce pays, c'est ma chance.

                                                                                               Ce pays, c'est la France?!

 

 

  Mon stage auprès des demandeurs d'asile se termine. Je n'aurais jamais touché d'aussi prés le sens de mon futur métier.

Nous avons encore la chance de vivre dans un pays de droits, de libertés et d'accueil.

Faisons en sorte de le préserver tel quel...  

Conte de faits...

                                           

                                

 

Prince charmant, mens tu ?

Marchand de chimères…

Prince charmant, mon cul !

Je te veux laid, pubère,

Cassé, fêlé, imparfait.

Je te veux nu, puant, écorché.

 

Pas un prince, mais un serf.

Ecuyer plus que chevalier.

Pas un roi, mais un blaire,

Sur une board, pas sur un destrier.

Vilipendant les passants,

Pas un garçon dans le vent.

 

Je ne crois plus en toi,

Mais en celui qui pèche,

Qui boit, vomit et reboit.

Celui qui n’ose pas dire je t’aime,

Mais le transpire tellement...

Celui qui aime sa maman.

 

 

Liste pour le Père Noël: Eau, Lait, Riz, Farine, Sucre, Chocolat, Médicaments, Livres pour tous

                        

 

« Manger ! »

Le mot de la faim.

La paix nourrie…

« Boire ! »

Le cri vain.

Le partage désaltère…

 

Des maux condimentaires,

Que trop peu écoutent.

Des éléments terre

Dont trop peu profitent.

 

 

Y en a qui se disent heureux juste parce qu’ils savent fermer les yeux.

C’est malheureux. En tout cas moi, j’ai jamais su, j’ai jamais pu…

J’irais là-bas…

 

Double Face

                                                   

 

Et paisible qui comme Christelle retire ses "L" pour devenir Dina et fonçer dans le  tas.

                        Le tas d'hommes en  somme...

Enseveli sous le rhum. Ma  mémoire échouée dans un verre à pied.

Pied de nez aux carences enfantines.

              Délicieuse errance qui au  petit matin  n'a rien  effacé.

Juste l'amertume d'avoir laissé derrière moi le seul  goût pimenté dans ces draps. 

                                                   Eparpillées, les parts semées de MOI... Pas tout à fait.

 Passer à côté de celui qui recouvre le tas de sa taie  d'étoiles, quand je me tais et l'écoute .  

 Oublier...

Ceux à qui je voulais parler de rien mais surtout de tout ce qui fait que je m'ennivre

                                              à  l'excés.

                                            Admettre que j'ai bu le doseur de trop prés est un fait.

Reconnaître les raisons de l'abus est hônnete, quand la tête n'est plus là où elle devrait être.

                  Moins l'envie est là, plus las est le pas vers la gaité.

Etre soi n'est pas vraiment ça quand l'émoi est biaisé.                                    

                                                Je vais retrouver Christelle qui, elle, sait ce qu'elle est, quand elle se cale.

 

Amoureuse de la vie , des gens et de sa maman

On ne badine pas... NoN NoN NoN

           "Toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses , curieuses

et dépravées...

...Tous  les hommes sont  menteurs, inconstants, faux, bavards,             

              hypocrites et lâches, méprisables..."
 
 
Face à ce vide électoral, j'hésite à prendre la voie royale.
Mais m'abstenir serait peut-être pire.
Je m'en vais y réfléchir.
Ma conscience en bandouillère...
 

Bon vent

                                                                              

 J'échappe au bon vent qui t'amène, à tes hurlements, à tes scènes,  

                                          Tourbillonant comme une girouette, quand y a plus trop d'air dans ta tête.

Tu changes souvent de direction, tu souffles pour un oui pour un non. 

                                                    Bon vent et ne claque pas la porte. Envolées,  rumeurs que tu colportes.

Tu sèmes mais ne récoltes rien, levant des voiles... Des larcins.

                                         Tu peux emporter ce que tu veux, dévaster les photos de nous deux.

                                                  Tu ne feras plus voler mes cheuveux, d'un souffle chaud et silencieux.

Ni mes rires en éclats, ni ma jupe de tes doigts.

Je partirais pas en dépression, pour le roi de la ventilation.

                                       Je préfère m'échapper avant que tu ne te lèves...

Ma petite robe rouge, mon chapeau de paille et mon vélo, affranchie de toit    

Je n'ai jamais su quelle était la bonne attitude... Bloody!

 

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Garçon manqué ou Fille réussie, Femme accomplie ou inachevée

Cicatrisante ou Blessante, Aimable ou Detestable

Dure ou Tendre, Piment ou Chocolat

Desinhibée ou Pudique, Grossière ou Subtile

Opiniâtre ou Influencable, impétueuse certes...

 

Tous ces paradoxes qui font de nous ce que nous sommes, bon ou mauvais, ne pas se mentir, s'accepter tel que l'on est, c'est s'offrir la chance d'être heureux. Alors je suis ce que je suis, assurément imparfaite...

 

La nuit, je ris...


                                   


La nuit, je traîne mon ennui dans les bars.
Je rentre tard le soir.
 
Plaisirs bucoliques, conversations pathétiques.
J'avale ma salive, gorge sèche et ivre.
 
"Un bourbon s'il vous plaît... Le dernier, je vous promets"
"Vous faites quoi dans la vie?""Un amant, un mari?"
"Mais alors, qu'est-ce que je foutrais ici?"
 
Ces rencontres hasardeuses me collent une moue boudeuse.
 
Les neurones enbrumés, le visage froissé,
Je dépouille son paquet. "La dernière, je vous promets".
 
Pas envie de rentrer, déjà une heure passée.
Plus le temps de tout lui raconter...
 
Il y a des soirs comme ça. "On va chez moi ou chez toi?"
"Je plaisante bien sûr... Je vous plaîs, ça me rassure"
 
Je commande un autre verre, éludant l'éphemère.
 
Plus personne dans le bar, il néttoit son comtpoir.
 
"On va fermer Mademoiselle". "Mon prénom, c'est Christelle!"
"Et puis, je vous emmerde! Vous êtes moche et terne"
 
Mais qu'est-ce que je fais ici déjà?
 
Quelqu'un m'attend chez moi...
 
Alors je ris et m'endors...
 
Décapsulée du bulbe.

3000000 de voix


                          

Avec les CPE et les CNE, nous assistons en France, aprés d'autres pays en Europe, à une tentative de mise en place d'une nouvelle espèce de salariés: le salarié flexible ou "homme kleenex", adapté aux besoins du marché et aux exigences du capitalisme financier. Pas la peine de rappeller d'absurdité de ce projet de loi... Les médias s'en chargent. J'ai fait la manif mardi. Je me suis écartée un court instant, histoire de me rendre bien compte de l'ampleur du mouvement et de ses résonnances dans la ville. Bon, ok, je me suis installée dix minutes à une terrasse... Deux jeunes serveuses déblatéraient sur les manifestants: "Non mais tu les as vu... Ils ont que ça à faire? Du travail, y en a, faut pas abuser! Y savent pas la chance qu'ils ont! ". J'étais athérée par tant d'inculture et de manque de lucidité. Aurais je du leur rapeller les chiffres actuels de chômage et de la précarité, et que si ce pays est si "confortable" c'est au fil des luttes ouvrières et salariales, des mouvements de ce type? Leurs parents ou grand-parents en faisaient peut-être partie, afin que leurs fifilles puissent profiter allègrement d'un pays si "confortable". Et il ne s'agit pas de ne pas reconnaitre la chance que l'on a, mais de la préserver. La vraie question est: "y a-t-il pénurie de travail?". La réponse est NON! Il s'agit plutôt de se questionner sur l'organisation du travail, sur le répartition de celui-ci et sur le système économique qui vise à rarifier l'emploi (l'économie fonctionne de plus en plus sans l'homme).Ce qui me touche le plus dans tout ça c'est de savoir que de nombreux français pensent la même chose que ces jeunes filles, ce raccourcis selon lequel les français sont des assistés. Il y en a bien sûr. Mais est-ce une majorité? Les gens se complaisent-ils dans la misère sociale? Cette ineptie reflète un manque de connaissances évident des systèmes économiques actuels. Marre des béhéhéhé moutons!!! Si 3000000 de personnes clament haut et fort des revendications, ce n'est pas pour le plaisir d'aller faire un tour en ville...(ça c'est pour les fifilles à leurs papas). C'est une révolte contre l'ensemble d'une économie qui profitent à une poignée d'hommes et dessert le plus grand nombre.
Voyons le symbole derrière ces voix. Les meilleurs changements viennent du peuple, VIVA LA REVOLUCION! Et commencons par la faire dans nos têtes... Faisons la fête, réfléchissons et soyons heureux mais pas idiots. Spéciale dédicace aux deux truffes de la place Jean Jaures :-)
 
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